obsdurecrutement

mardi 29 janvier 2008

Mes livres Elsa Fayner : et pourtant je me suis levée tot

elsa faynerC'est peu de dire que j'ai le compliment rare. Pourtant quand j'ai vu il y a quelques jours la petite vidéo consacrée à Elsa Fayner, j'ai cru pouvoir me réconcilier avec la profession de journaliste traitant de l'emploi. Son dernier livre, "Et pourtant je me suis levée tôt", est pour moi remarquable.

Remarquable d'avoir joué le jeu de l'investigation à ce point. Simplement en allant voir et occuper des postes "précaires", ces emplois qui sont ceux d'aujourd'hui. Rencontrer des personnes qui cherchent un emploi, passer des entretiens, occuper même brièvement ces postes, tout cela elle a su le faire et je lui tire mon chapeau. Avec une pointe de jalousie, elle a fait ce que j'aurais aimé faire moi-même. C'est dire le compliment :)

Son livre est disponible au prix de 15 euros environ et les anecdotes qu'elle y raconte valent le détour. Un grand coup de chapeau à cette immersion dans le quotidien de la précarité.


lundi 26 novembre 2007

Vu Lu Entendu Jobetic et Corinne Zerbib sur France 3 National


Pas une bobonne à la maison. Ca commence fort comme présentation !

En tous cas, France 3 nous donne l'opportunité d'un contact un peu plus direct avec la fondatrice de Jobetic.net. L'occasion aussi de voir en direct-live la petite équipe du site. Un petit moment sympathique en ce qui me concerne,un peu séquence nostalgie, même si sur le fond je ne suis pas tout à fait sur la même longueur d'onde de son site.

Un peu plus de Corinne dans ce monde, ce serait pas franchement mauvais :)


jeudi 1 novembre 2007

Vu Lu Entendu journaliste payé au smic : un vrai privilège


France 3 National a sorti un véritable petit bijou sur une réalité du marché du travail de journaliste. Un peu plus de trois minutes sur la réalité du métier, de ce qu'il faut réaliser au quotidien. Ce n'est pas à vrai dire ce qui m'intéresse le plus dans ce reportage.
Ce que je garderai comme un grand moment, c'est la réaction de la direction, expliquant que son "modèle" ne permet pas de rémunérer autrement qu'au smic. C'est comme ça. Et si c'était pas comme ça, et bien rien n'existerait. A prendre ou à laisser. Et une conclusion qui consiste à dire qu'avoir un emploi à la fin de sa formation, c'est au fond un "privilège" et qu'il faut encore dire un vibrant "merci patron".

Le début de carrière, un moment clef. On peut bien faire quelques efforts, la reconnaissance et le le salaire qui va avec viendront après. en êtes-vous si sur ? Ce smic si décrié, je me dis encore heureux qu'il existe pour ne pas voir des salariés occupés ainsi pour 300 euros par mois, car je suis certain que le "modèle" économique nous expliquerait combien de jolis emplois on pourrait créer si chacun - enfin je me comprends, pas tout le monde, hein - voulait bien abandonner les scléroses du marché du travail, le poids de la tradition sovietoide qui empêche notre beau pays de libérer toutes ses énergies.

Quelle drôle d'idée qu'ont les petites gens de vouloir se faire payer pour partager les bienfaits de la valeur travail...


jeudi 26 octobre 2006

Vu Lu Entendu les français sont fainéants : les universités chinoises le disent

prof economie Sophie sur actuchomage nous donnait dans l'article quasi universitaire au titre très policé : les français sont ils paresseux ?

Bizarre, l'adjectif utilisé est souvent moins réservé. Marie Drucker n'y allait pas par quatre chemins dès l'entrée de son Soir 3 et osait employer le "bon" terme : les français sont ils faineants ? Réponse directe. OUI. C'est un de ces grands professeurs chinois d'économie, chargé d'enseigner l'économie aux futures élites de la nation locale qui nous le dit. Voici donc ce directeur de l'institut économique qui a trouvé qu'en France durant les vacances tous les restaurants sont fermés. Je sais pas trop où il est allé se promener celui-la, mais franchement cette critique là je la trouve relever du procès d'intention volontaire que du travail universitaire.

"Il faut travailler plus dur" nous dit-il. Il faut aussi travailler plus sérieusement en Chine quand on dirige un institut d'economie de réputation mondiale. Je ne sais plus sur quel blog je lisais un adepte de Sun Tzu et de l'art de la guerre mis à toutes les sauces managériales.

L'art suprême du combat est de ne pas engager la bataille, de persuader son adversaire qu'il n'a aucune chance, qu'il est vaincu d'avance, que sa supériorité est telle que toute résistance est inutile. "Resistance is futile, you'll be assimilated" me rappelle mon professeur Borg. Et nous comme de grands naifs admiratifs de tomber dans le panneau plus vite qu'on ne peut l'écrire. Inutile de rappellet les conseils à la con de ces sinologues qui pullulent dans les écoles de commerce : ne jamais perdre la face ou faire perdre la face à un partenaire. Les temps changent on dirait. Pas grave, c'est comme d'habitude moi qui n'avait rien compris à leurs subtilités.

Dernier mot enfin sur cette jeunesse entrepreneuriale chinoise qu'on nous montre dans ce reportage : plus soumise, difficile de trouver mieux. Dire qu'il y a peu il était de bon ton de s'émouvoir des courageux étudiants chinois qui affrontaient les chars à mains nues. La démocratie oui, mais après s'être enrichi. C'est un programme qui se tient après tout.

Elle a pourtant bien raison cette élite chinoise : nos conducteurs de chars n'ont pas la même habitude de rouler sur les manifestants, cette disposition ne faisant pas partie principale de leur contrat de travail et s'ils laissent cette activité vacante, personne ne s'en plaindra.

Voir le reportage France 3 Soir 3 du 25/10/2006 Wmv 3Mo


mardi 22 août 2006

Vu Lu Entendu Arcelor : les mécaniciens thailandais après les plombiers polonais

Les mécaniciens thailandais vont ils remplacer les plombiers polonais dans l'inconscient collectif du grand méchant "Bolkenstein" ? C'est ce que pose comme question le présentateur du JT de France 3 Lille. Un petit reportage fort bien fait, qui pose quand même plus de questions qu'il n'apporte de réponses, la dépêche AFP sur ces 80 thailandais, passant prochainement à 200, est ici.

Voir le reportage France 3

  • Le reportage nous parle de salaire au niveau européen. Qu'est-ce qu'un salaire au niveau européen ? Le tchèque, le polonais, demain le roumain ou le bulgare où le français ? Dommage de ne pas savoir. Ca dissieraot bien des interrogations. Dommage de ne pas connaître le salaire de ces travailleurs parqués par ailleurs dans de jolis préfabriqués.
  • "Pour éviter d'avoir recours à l'intérim". C'est cette phrase que je ne comprends pas. Soit en effet on ne trouve personne par les filières classiques et avoir recours à de l'immigration non seulement n'est pas choquante mais est même une nécessité, soit on cherche délibérément à trouver d'autres sources "d'approvisionnement" au meilleur coût. Le reportage laisse planer un drôle de doute dans ma tête.

Bien sûr le fait d'avoir recours à cette main d'oeuvre expose Arcelor à pas mal de critiques, et comme le rappelle son responsable cela favoriserait même les contrôles. Tout est donc parfaitement en règle vis a vis du droit du travail nous dit-on. On veut bien le croire. L'inspecteur du travail "s'est dit globalement satisfait".

Je trouve quand même la transition avec le sujet suivant sur le reportage assez révélatrice cependant :)




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