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vendredi 11 septembre 2009

Vu Lu Entendu Croix et ses Trois suisses dans Le Monde

Quand Le Monde rédige un article sur ma ville,Croix, l'emploi, le textile, je me sens un poil concerné.Croix n'est en rien ce "Neuilly-sur-Seine du Nord-Pas-de-Calais" dont on nous parle.

La seule phrase véritablement digne d'intérêt est celle prêtée à une conseillère à l'emploi qui restera inconnue : Le gros problème sera de reclasser ces personnes, ce n'est pas la première vague de licenciements dans la VPC (vente par correspondance). Souvent l'on voit arriver des dames de plus de 50 ans qui n'ont jamais travaillé ailleurs." Quelles solutions envisager pour ces employées ? "Les services à la personne, peut-être, cela demande juste des qualités humaines."

En clair, quelques heures de repassage n'ont jamais fait un métier dont on peut vivre. Et le reste de l'article nous montre des politiques courageux qui vont cette fois tout faire pour ne pas revivre le "drame" du textile - drame dont leur responsabilité ne sera jamais évoquée - et qui croix de bois, croix de fer, c'est couleur locale, vont éviter tous ces vilains licenciements. Quand des politiques se mettent ainsi en première ligne, je crains toujours le pire. Incapables hier, et peut on même le leur reprocher, incapables aujourd'hui sur tant de sujets simples de la vie quotidienne directement liés à la gestion municipale, revoir ce petit monde nous rejouer le coup de la mobilisation salvatrice est pathétique pour ceux qui y placent leur espoir.


jeudi 5 mars 2009

Vu Lu Entendu Le Monde nous fait peur avec ses 15 % de baisse en moyenne des salaires d'embauche des cadres cette année

15 % de baisse en moyenne des salaires d'embauche des cadres cette année nous dit Le Monde en titre de son article.

Sans trop nous préciser si ce chiffre concerne la France ou n'est qu'une moyenne internationale, européenne je pense. J'ai quand même du mal à trouver des baisses de 15% dans les perspectives de recrutement si je regarde la même étude de Robert Walters sur la France téléchargeable au fait en Pdf.

Après nous avoir fait bien peur avec son titre, tout de suite la bonne nouvelle arrive : LA FRANCE MOINS TOUCHÉE. La ficelle est un peu grosse mais tellement efficace.

Je n'ai pas pu/su mettre la main sur l'étude citée du cabinet Towers Perrin.

On nous annonce que la politique salariale des grandes entreprises (cac40 sbf80) à l'encontre des jeunes diplômes envisage pour 4 % d'entre elles une réduction des salaires à l'embauche, et pour 10 % qu'elles "envisageaient de faire" cette réduction. Soit 86% qui n'envisagent pas de réduction si je sais encore un peu compter. Chiffre à rapprocher des données des patrons PME.

Le sentiment que sur ce cas précis on joue clairement à se faire peur sur un sujet sensible. Témoin cette petite phrase : Les salaires, qui devaient progresser de 3 % cette année, d'après des déclarations recueillies en novembre 2008, n'augmenteraient plus que de 2,5 %. On commence avec 15% de baisse des salaires dans le titre pour se retrouver avec un delta de 0.5%.

Je ne sais pas qui croyait vraiment à une hausse générale des salaires à l'embauche quand on recherche un travail. Pas les experts de Pôle Emploi en tous cas :

"Il est fréquent pour votre tranche d'âge (45ans), surtout si on a travaillé dans une grande entreprise, de devoir accepter une baisse de rémunération. Soyez au clair sur votre besoin réel comme sur les salaires du secteur. De toutes façons, après plus d'un an de recherche, votre priorité sera sans doute le retour à l'emploi (y compris missions, CDD…) pour rafraîchir votre CV. Vous ne serez probablement pas en position de négocier le salaire.


samedi 10 mai 2008

Vu Lu Entendu Bas salaires, une autre politique ! par Ségolène Royal dans le Monde

Je suis allergique aux points d'exclamation. Sensés apporter une force, une raideur toute morphologique, ils ne cachent bien souvent qu'un discours qui reste des plus plats. Autant laisser cela aux adeptes du Web 2.0.

La déclaration de Ségolène Royal dans le Le Monde sur les bas salaires est de cet acabit. Je l'ai déjà trouvée surprenante au moment où la virginité de Ségolène Royal sur les questions de salaires est pour le moins entachée.

Sur le fond, quelle est cette autre politique qui ferait reculer la pauvreté des travailleurs, disparaitre les trappes à bas salaires ? Du sarkozysme teinté de social, comme cette proposition d'un véritable accompagnement individualisé des bénéficiaires de minima sociaux. Aujourd'hui, moins de 35 % des RMistes sont suivis par l'ANPE. On ne peut pas continuer ainsi. Si tout le monde savait la chance inestimable de bénéficier du suivi personnalisé de l'Anpe ...

Sans même parler des contraintes européennes qui sont basées sur la mise en concurrence systématique de tous les systèmes sociaux d'une europe à laquelle Madame Royal se gardera bien de toucher, j'ai cherché une partie consacrée aux entreprises dans ce discours. Le seul bout de phrase que j'ai trouvé est celui là : Enfin, la mise en œuvre du dispositif devrait s'accompagner d'engagements du côté des entreprises.

Plutôt léger. Obligation aurait-il été un gros mot ?


jeudi 13 décembre 2007

Vu Lu Entendu Halo du chômage : ya de la friture sur la ligne emploi

Si vous êtes comme moi plus qu'énervé par ces chiffres de l'emploi toujours exceptionnels, l'Insee a prévu de nouveaux indicateurs, pour répondre en partie à la demande formulée par le Conseil national de l'information statistique d'une approche plus complète de la définition du chômage et du sous-emploi.

C'est dans le Monde que j'ai découvert ce concept de "halo du chômage". C'est tout de suite plus clair rien que sur le nom de cette catégorie. Bref, on repasse aux 2 825 000 personnes qui "n'ont pas d'emploi et souhaitent travailler" pour essayer de définir le chômeur.


samedi 8 décembre 2007

Vu Lu Entendu le revenu de solidarité active fair "revivre" les chômeurs

Les guillemets sont aussi dans le titre de cet article du Monde. J'avoue que c'est le plus important pour moi dans cet article : Revivre entre guillemets.

En juin, cette ancienne bénéficiaire du RMI a décroché un emploi d'aide familiale de quatre heures hebdomadaires chez un particulier.

Catherine Lemoine, 40 ans, le reconnaît volontiers. Entrée dans le dispositif après avoir conclu un CDI de six heures par semaine comme aide familiale, cette mère de famille isolée se réjouit de pouvoir enfin offrir la patinoire et la piscine à sa fille.

Deux témoignages de ces nouveaux "emplois", quatre heures et six heures par semaine. Je veux bien tout ce qu'on veut, mais pour ma part je n'appellerai jamais cela des emplois. Et si au final cela fait deux chômeurs de moins ...




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